
Résumé de l’article précédent
Dans le précédent article je vous parlais gentiment de comment on valorise ses déchets musicaux après un méthodique tri sélectif qui nous permet de récupérer l’essentiel d’une composition et de la recycler. Oui oui oui, vous avec le droit d’en penser tout le mal du monde, mais le fait est que concrètement je ne vois pas l’intérêt de ne pas utiliser la technologie à ma disposition maintenant qu’elle existe et qu’elle me permet de recycler ce que j’ai composé précédemment.
Alors après, que les gens qui font réellement de la musique pour vivre râlent un grand coup contre les gens qui n’ont jamais fait de la musique en disant « les gars, vous ne savez ni jouer ni chanter et vous êtes en train de nous voler le pain de la bouche alors que nous on en chie des ronds de chapeaux à répéter pour de vrai, à enregistrer des albums et à se faire chier à jouer ensemble pratiquement tous les jours et vous en 2 heures vous pondez un tube que vous ne pourrez jamais exploiter ailleurs que sur les plateformes de streaming… C’est pas normal ! ».
Évidemment, quand c’est William Patrick CORGAN qui le dit, ça commence par me faire chier parce que j’ai un respect immense pour le gaillard et ce qu’il fait et à fait jusqu’à maintenant et je comprends totalement son point de vue, mais malgré ça je trouve ça un peu dommage de mettre tout le monde dans le même sac pour chier dessus en masse. Genre moi je sais ce que c’est d’être musicien et de se retrouver confronté à un choix pourri… Eh oui, ici c’est l’Europe, pas les States. Alors oui, tu peux vivre de ta musique en faisant au moins un carton au box office, mais pour un artiste qui réussit il y en a 9 qui meurent et sombrent dans l’oubli.
Je vous rassure, je n’ai pas prévu de survivre. Je vais au bout de mon projet et ensuite je pourrais mourir en paix (ou en pets). De toute façon je suis déjà « mort » officiellement plusieurs fois et tel le Christ je ressusci… Ok, non, je vais m’attirer les foudres des catholiques si je dis ça. Non, moi je ne ressuscite pas : je reviens du néant en mode « bah quoi, c’est tout ? » et ensuite ça recommence. C’est plus drôle quand tu fais des aller-retours chez les morts, non ? Et chez les mormons ?
Bref, on entre dans une ère spirituelle avec cet article 9, vous allez vite comprendre !
20. Satan l’habite
Bon, alors on va reprendre à partir de ce qu’on avait vu la dernière fois, à savoir… l’EP « Truth » a été distribué sur les stores ! Alléluia, c’est un vrai miracle et j’ai encore du mal à y croire tellement c’est beau… Mais il y a mieux : l’EP « Crucify » aussi est sorti et il a même été suivi de l’EP « Everyday & Forever » qui lui-même a été suivi du LP « Anvil(ic) Music » ce qui veut dire que ça y est, j’ai officiellement publié mon premier album ! Champagne !!!
Quand c’est l’image que tu t’en fais alors qu’en réalité tu n’as rien fait…
Mais ce que je ne t’ai pas dit, c’est que dès le premier EP sorti, j’ai sorti ma plus belle plume pour écrire un gentil message aux gens de la SACEM pour leur dire « coucou, j’ai publié des chansons sur les stores… Si je paie 100 balles, vous voulez bien de moi ? ». J’ai l’impression de payer pour acheter les services d’une prostituée alors que je sais que je ne vais pas en retirer que du plaisir. Tu en doutes ? Bon, eh bien allons explorer les démarches à faire pour protéger ses œuvres et tu verras à quel point ça peut vite devenir rébarbatif.
Pour commencer, tu dois savoir que pour t’accepter, la SACEM te demande de payer 100 € et ensuite d’être patient parce que pour te connecter à leur site et déclarer tes oeuvres tu vas avoir besoin de recevoir un mail qui te donnera ton code d’accès et ensuite tu vas recevoir dans les jours qui suivent un courrier postal avec le mot de passe te permettant d’accéder à ton espace, ce qui dans mon cas a quand même pris une bonne dizaine de jours…
Bien avant la SACEM, il y a l’immatriculation à la SCPP !
La toute première démarche, avant même d’aller faire coucou à la SACEM, c’est d’aller immatriculer les codes ISRC de toutes les magnifiques compositions que l’on a créé. Et pourquoi on fait ça, puisque TuneCore le fait ? On le fait parce que ça permet de se localiser au niveau de la France (et ça, sans être un identitaire ou un nationaliste, c’est cocorico !) et surtout comme l’organisme qui va vérifier que tes morceaux sont bien utilisés dans les règles de l’art et en payant les bonnes redevances à la SACEM va surtout vérifier en France, c’est quand même mieux d’immatriculer tes œuvres en France. En plus de ça, les œuvres avec un code TuneCore c’est pas que c’est mal vu mais… comment dire ? Ça n’a pas le même impact que de s’immatriculer dans son propre pays que d’avoir un numéro générique quand bien même il est généré par un organisme disposant officiellement des droits d’immatriculation. Et puis derrière il y a cette notion de « catalogue » que tu vas pouvoir consulter avec les différents numéros d’immatriculation, comme le montre la capture d’écran ci-dessus.
Comme je le disais, l’immatriculation à la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) n’est pas obligatoire mais plutôt conseillée. Je l’ai fait systématiquement sauf pour les 3 titres du premier EP qu’on ne retrouve pas dans la liste du coup… Bah oui, ils sont immatriculés chez TuneCore ! Je ne savais pas à l’époque comment tout ça fonctionnait… maintenant que je le sais, je sais aussi te dire quelle est la prochaine étape qui est aussi facultative mais en fait qui ne l’est pas du tout. Explication : La prochaine étape est une déclaration sur MusicStart. MusicStart permet de protéger ses œuvres en leur donnant une preuve d’antériorité. En cas de litige, la preuve d’antériorité peut être demandée pour prouver que c’est bien moi qui ait le premier déposé mes œuvres.
Dans la mesure où SUNO permet justement de partager ses œuvres avec les autres membres de SUNO voire de les partager publiquement, rien n’empêche quelqu’un de mal intentionné d’aller essayer de voler mes chansons, de les publier et bien sûr de me poursuivre en justice par la suite en criant au plagiat ! Sauf que moi, grand paranoïaque devant l’éternel, quand j’ai lu les conditions de SUNO qui disent en substance « les gars, c’est à vous de protéger votre musique, nous on s’en branle copieusement mais on permet le partage », la première chose que j’ai faite c’est de ne PAS partager mes compos. Voilà, j’ai fait le connard et j’ai snobé toute la communauté de SUNO en leur disant « vous savez quoi ? JE NE VAIS RIEN PARTAGER AVEC VOUS !!! », du moins pas tant que tout n’est pas protégé… Je vous parlerais un peu plus tard du hold-up que j’ai commis justement de cette façon, vous allez adorer ! Donc voilà, prochain arrêt, MusicStart !
Déclarer une œuvre c’est bien mais la protéger avant c’est mieux… non ?
Donc si vous avez bien déboursé 100€ pour votre inscription à la SACEM et qu’ils vous ont accueilli à bras ouvert et non pas avec des piques et des manches de pioches ou de pelle ça va ! Moi, je m’attendais à ce qu’on me tire dessus au bazooka et finalement bah… pas du tout quoi ! Non, ils ont été super, réactifs et tout ! Je pensais que ça allait vraiment être plus dur que ça de rentrer à la SACEM mais il faut quand même dire qu’à mon époque quand j’étais un poil plus jeune entrer à la SACEM c’était faire partie des grands, des « vrais » musiciens. Bon, depuis que tu sais que JUL y a adhéré en 2014 ça a vachement perdu de sa superbe et du coup on se dit qu’ils laissent vraiment rentrer n’importe qui et donc… me voilà en 2024 SACEMisé ! Putain, j’y croyais plus !!!
Maintenant l’objectif ça va être d’aller premièrement protéger ses œuvres et pour ça c’est le service MusicStart qui va être utilisé et là aussi, il va falloir que je vous mette en garde tout de suite : il va vous falloir faire attention parce que le site de la SACEM est… une merde. Faut le dire, il n’y a pas d’autres mots ! Ce site est capable de couper votre connexion alors même que vous êtes en train de protéger votre musique ou de la déclarer, occasionnant des pertes de données qui sont un peu dommageables surtout quand il s’agit de vos preuves de déclaration et de protection… ça devient gênant ! Et le pire, c’est qu’il n’y a pas d’avertissement, pas de compteur, rien ! ça coupe tout seul au bout d’une heure voire moins et bam ! Tout ce que tu es en train de faire bah c’est perdu ! Ce que j’ai pu pester contre cette saloperie de déconnexion automatique ! Bon, entrons dans le vif du sujet :
On a même droit à un tableau récapitulatif de nos œuvres protégées en entrée… et le plat de résistance ?
Le tableau récapitulatif a son importance… En effet, outre la possibilité d’aller chercher ses propres preuves de dépôt pour les conserver précieusement sur son disque dur (au cas où, on ne sait jamais), le tableau nous donne une indication (certes facultatives) que l’on peut intégrer dans la déclaration de nos œuvres à savoir le numéro généré par la protection ce qui simplifie quand même vachement la vie en cas de litige… Mais on va y revenir. Pour le moment, allons protéger une œuvre. Le glisser/déposer est mon ami mais parfois il se rate et c’est moche parce que ça poutre la fenêtre en cours… Allez, mettons-lui dans la tronche la piste audio « Intronique » !
Soit on glisse un fichier, soit on va le chercher, au choix mais ce sera toujours 1 fichier à la fois !
L’interface vous propose de prendre connaissance du contenu du fichier que vous venez de charger
Et c’est le moment de mettre votre tout premier fichier. Habituellement je claque le fichier musical d’abord parce que finalement c’est ce que j’ai à protéger en premier lieu. Par contre, il faut qu’il ressemble de préférence à celui que je vais déclarer pour pouvoir prouver l’antériorité sur la base du fichier son. Après, rien ne vous empêche de déclarer mieux de votre côté.
Le choix du type de déclaration
De base, j’ai choisi de toujours déclarer en tant que nouvelle création le fichier de musique et ensuite d’attacher les autres fichiers (s’ils existent) au fichier principal. C’est une habitude qui vient assez vite et qui est assez pratique parce qu’on va systématiquement penser à mettre musique puis paroles pour chaque chanson de l’album que l’on compte réaliser… Et ça peut vite devenir lassant…
Nommez votre création
Concernant le choix du nom du fichier à déclarer, il est important qu’il soit raccord avec ce qui a été déclaré à la SCPP, car c’est ce qui va faire le lien avec TuneCore (le numéro ISRC) et la SACEM par le biais du nom et de l’ID de protection de MusicStart. Comment ça, ça devient compliqué ? Oui et alors ??? Vous croyez que c’est facile d’être un artiste indépendant ? Essayez pour voir… Vous allez voir le truc et les limitations qu’on va vous mettre vous allez vous mettre à chialer tellement c’est pénible et frustrant à la fois. Donc on évite toutes les fantaisies et on y va en mode « Lettre par lettre, mot par mot, tel que déclaré précédemment ».

Choisissez un style de composition (facultatif)
Au début, j’ai vraiment essayé de faire l’effort de catégoriser ma musique mais bon… Quand j’ai du Sludge Metal, du Heavy Metal, du Doom Gothic et du Post-Apocalyptic Metal disons que mettre « chanson française » ou même « pop » ça va passer. Metal ça sent la grosse catégorie fourre-tout, un peu comme le rock dans lequel je place aussi bien le côté alternative rock que le post-rock alors que ça n’a plus grand-chose à voir mais après tout… Comment te dire ? Soit je claque tout en vol en mode « votre truc c’est de la merde, ça couvre rien » ou alors je me contente de bourrer le fourre-tout à l’arrache avec n’importe quoi. J’en suis à l’option 2 mais la 1 me tente bien, vu que c’est une manière de ne plus rien remplir puisque par essence ce champ est déjà facultatif.
Définissez votre rôle
Alors ensuite, il va falloir faire attention à ce que vous allez déclarer. Vous pouvez être Adaptateur, Arrangeur, Compositeur, Auteur ou Éditeur voire tout ça en même temps… Mais dans le fond, vous ne seriez qu’auteur-compositeur que ça ne vous gâcherais pas plus le plaisir. Dans mon cas c’est très clair : même si je peux prétendre à tous les rôles, je conserve celui d’auteur/compositeur. Le reste n’est pas vraiment intéressant à déclarer sachant qu’ensuite va s’appliquer un partage égalitaire des droits et si vous n’en avez jamais entendu parler, vous comprendrez en le voyant dès le début que le petit embout qui dépasse n’est théoriquement pas fait pour s’asseoir dessus et pourtant la nature humaine… Bref, quelle flexibilité !
Déclarez les éventuels co-créateurs s’il y en a
Ici vous aurez à déclarer les éventuels co-auteurs, soit les personnes qui sont encore en vie et qui peuvent toucher leurs droits si vous avez passé l’arme à gauche. Bon, je raconte un peu n’importe quoi là mais comme je suis tout seul à la création, que je réussisse ou que je me rate, tout le monde s’accordera à dire que si je n’ai pas de co-auteur avec qui partager quoi que ce soit je ne vais pas en déclarer pour le plaisir… Surtout qu’après je leur devrais des sous et déjà que je n’en gagne pas ou trop peu, ce serait dommage de se partager trois fois rien, hein ? Bref, si vous n’avez pas de co-auteur sachez que je n’en ai pas plus de mon côté !
Validez votre déclaration
Quand c’est terminé, vous avez le droit de valider votre déclaration en cliquant sur le bouton [Confirmer ma demande de protection]. Ensuite à priori c’est la fête du slip et vous recevez après quelques secondes le message suivant, le temps que votre fichier soit transféré vers la blockchain qui permet de gérer la protection musicale :
Et voilà, on a posé le gros œuvre… Maintenant faut faire les finitions !
Eh bah oui, c’est pas le tout de poser la musique déjà toute faite prête à être écoutée… je vous rappelle quand même que SUNO marche avec des prompts et des structures de chansons comprenant les paroles qui sont soit partagées avec quelques personnes soit avec tout le monde. Si toi, tu poses une musique seule à protéger et que tu ne poses pas les paroles avec, le salopard de voleur qui va essayer de te voler ton œuvre a juste à déposer les paroles à ta place et ensuite va prouver l’antériorité sachant que tu peux toi aussi aller voler les gens et les enfiler à sec en déposant leurs œuvres avant qu’ils ne le fassent pour ensuite les traîner en justice pour les accuser de plagiat. Mais qui aurait l’idée de faire ça ??? Je connais des musiciens qui ont fait bien pire que ça, genre vendre des démos enregistrées en répète sans en parler avec les membres dudit groupe et sans leur accord… Comment te dire ? Dans la musique, y’a que des drogués, des putes et des truands : maintenant choisis ton camp… ou alors en faisant plus simple et plus concis : protège tes paroles !
Et voilà, on va ajouter ce magnifique fichier de paroles avec comme ça c’est fait !
Évidemment, vous avez déjà cliqué sur le bouton [Protéger une nouvelle œuvre] et avec glissé/déplacé votre fichier de parole avec autant d’aisance qu’un patineur artistique sur de la terre glaise. Je vois d’ici le tableau, c’est un carnage. Néanmoins, si vous parvenez à réaliser cet exploit, vous verrez à priori vos paroles s’afficher ce qui est bon signe. La question qui se pose c’est « est-ce qu’on garde les éléments de structure de SUNO ou pas ? ». La plupart d’entre vous diront que vu qu’on se fait chier à les enlever à chaque fois il serait plus simple de les jeter dès l’enregistrement du fichier mais mais mais… La réalité c’est que dans la protection de la chanson et dans son antériorité, la structure ça compte aussi et en cas de plagiat, ça se regarde également car il est rare que les voleurs changent la structure de la chanson, surtout si elle leur plaît (ce qui constitue en majorité le motif de vol lui-même la plupart du temps).
Vous pouvez également rattacher un fichier à une œuvre déjà déclarée
Vu que théoriquement vous avez suivi le tutoriel et que vous avez posé la musique en premier, vous pourrez rattacher vos paroles à la musique déjà déclarée… Vous pourriez même y joindre un visuel s’il en existe un pour votre chanson. Après, moi je me contente de la musique et des paroles, le reste c’est purement accessoire.
Choisir l’œuvre à laquelle rattacher les paroles dans la liste des œuvres déclarées.
Bon, à priori vous avez l’œuvre dans la liste des œuvres et c’est la dernière entrée donc pas la peine de se farcir la liste s’il n’y est pas dès l’entrée c’est que vous avez foiré votre téléversement. Vous avez donc le droit de sélectionner la composition à laquelle rattacher vos paroles et normalement si vous avez bien fait les choses, vous avez le même nom (à une vache près) pour la composition et les paroles… Sinon, envisagez d’aller voir un psy parce que vous ne semblez pas être d’accord avec vous-même !
Déclarez les auteurs et compositeurs du texte
Je vais vous dire un truc idiot mais vous pouvez être aussi bien auteur-compositeur de la musique que des paroles… Lorsque vous avez des chansons instrumentales, vous êtes auteur-compositeur de la musique. Lorsque vous n’écrivez que des paroles, vous êtes aussi auteur-compositeur (ou juste l’un ou l’autre si vous collaborez avec un groupe en indépendant pour écrire leurs paroles).
Déclarez les co-créateurs et co-créatrices
Si vous travaillez seul cette question va vite vous gonfler mais ça reste pratique pour se partager des droits sur la composition des textes en sachant que c’est monétisable et que vous pouvez tout-à-fait faire votre business avec l’écriture de paroles… Bah ouais, tu crois qu’il fait quoi Jean-Jacques GOLDMAN ? Il a fait ses propres albums mais il a une quantité impressionnante de paroles créées pour d’autres artistes. Et souvent, ce sont des succès parce que GOLDMAN, le gars qui se cache du succès en fait c’est un tueur et il a mon plus grand respect pour ça. Avoir du talent et essayer de rester humble c’est quand même pas donné à tout le monde !
Dernière vérification avant envoi
C’est généralement ici que tu te rends compte que tu es fatigué(e) et que tu as besoin de repos si tu commences à te rendre compte que tu n’as pas mis les bonnes paroles en face de la bonne chanson. Une fois que c’est fait, tu peux cliquer sur le bouton [Confirmer ma demande de protection]… et ensuite c’est re-fête du slip !
Hourra, c’est fini !
Ouais, enfin il ne faut pas se réjouir trop vite, hein… moi mes albums ils font 25 pistes et donc je vais devoir recommencer la procédure autant de fois que j’ai de paroles et de musique à déposer soit en moyenne 47 fois par album sachant que je vais en avoir 12 à taper comme ça… Alléluia !
D’habitude c’est la protection contre le spam, pas le spam pour la protection ?
Alors bien sûr, il ne suffit pas de déposer ses musiques et paroles… Ensuite il va falloir aller exploiter tout ça en allant chercher les certificats et les numéros générés pour identifier les chansons protégées. Oui oui oui, pour chaque déclaration, qu’il s’agisse de paroles ou de musique, l’application MusicStart va vous balancer un mail dans les minutes voire les heures suivant la déclaration pour vous informer que le certificat est disponible ! Allons voir ça !
Allons jeter un œil à « mes créations »
C’est à partir du menu « mes créations » que l’on va pouvoir récupérer l’ID fourni par MusicStart qui va permettre de lier nos œuvres protégées à nos œuvres déclarées. Parce que oui, quand on déclare une œuvre elle n’est pas forcément protégée et quand on la protège elle n’est pas déclarée : les deux opérations sont obligatoires et là on vient seulement de faire la première ! Allez, courage ! Dernière ligne droite avec MusicStart !

Le fameux numéro d’ID qui va faire le lien entre la déclaration MusicStart et la déclaration SACEM
Alors de temps en temps, il m’arrive de donner des « conseils pas cher » aux gens et celui-là vaut ce qu’il vaut mais si vous avez un tableur (genre Microsoft Excel ou autre), je vous recommande chaudement de l’utiliser pour lister vos compositions et d’ajouter une colonne pour les numéros ISRC de la SCPP, une colonne pour l’ID de MusicStart et la date de dépôt (histoire d’avoir votre propre notion d’antériorité en voyant vos dates de dépôt) et aussi les noms exacts déposés… Il ne s’agirait pas de faire des déclarations avec des différences à la con qui changeraient tout ! Attentif, méthodique et rigoureux sont des qualités essentielles pour faire le job… Vous allez donc reporter à la main tous ces numéros vu que le copier/coller sur ce site c’est vraiment la grosse merde ! On passe plus de temps à essayer de réaliser un bon copier/coller qu’à saisir les numéros à la main… non mais je vous le jure !
Voilà ce qui se passe quand on donne un tableur à un psychopathe !
Je vous montre juste une petite partie de mon « tableau de bord » :
- Le numéro de la piste traitée (par orgueil et fierté uniquement) ;
- La date de la demande d’immatriculation à la SCPP ;
- Le numéro de la demande d’immatriculation à la SCPP ;
- L’origine de l’immatriculation (si c’est pas la SCPP, ce sera TUNECORE) ;
- Le titre officiel déclaré et à déclarer (on va s’en reparler !) ;
- L’artiste (Là aussi, c’est pour une question d’égo… Ou simplement si un jour on fait une collaboration) ;
- La date de publication sur TUNECORE (important ! on en a besoin pour les singles et les albums) ;
- La date de déclaration chez MusicStart ;
- L’ID fourni par MusicStart (et ça on en a besoin pour la déclaration à la SACEM) ;
- Le style déclaré (peut être utilisé pour la déclaration à la SACEM ou pas) ;
- Si j’ai déposé les paroles chez MusicStart ;
- Si j’ai déposé la musique chez MusicStart ;
- Si j’ai fait la déclaration à la SACEM ;
Vous trouvez que ça fait beaucoup ? Vous savez ce que j’ai en plus dans le fichier ???
- Le nom de la piste tel qu’il a été généré sur SUNO (recherche simplifiée) ;
- Durée de la piste (on en a besoin pour la demande d’immatriculation SCPP et la déclaration SACEM) ;
- Les styles de musiques utilisés sur SUNO (toujours utile pour essayer de déterminer le style musical d’une piste) ;
- La date de génération (pour les recherches dans SUNO, si besoin d’extraire la piste ou l’ajouter à une playlist) ;
- L’heure de génération (mes statistiques pour savoir combien d’heures de sommeil j’ai sacrifié pour ce projet 😉 ) ;
- Le numéro ISRC généré par la SCPP ou TUNECORE pour la distribution sur TUNECORE.
Maintenant je vous autorise à penser que je suis un psychopathe… Ou simplement quelqu’un de très organisé ! Il nous reste une dernière chose à faire :

On peut même aller voir les preuves de dépôt et les télécharger
Et maintenant, la dernière opération consiste à alimenter sa propre paranoïa en allant rechercher les certificats de preuve de dépôt pour aller en faire une copie sur mes propres disques durs chez moi qui sont en RAID dans un NAS. Faut pas déconner non plus ! J’ai ouvert une micro-entreprise d’informatique depuis 2021 et forcément j’ai des documents importants que je ne peux pas me permettre de perdre donc j’ai investi dans une solution de sauvegarde qui me permet de conserver les fichiers en mode « sécurisé ». Alors forcément, les preuves de dépôt et toutes les sources du projet sont sauvegardées… Paranoïaque, je vous dis… Ou alors je sais ce que ça fait de perdre des données importantes qui sont irrécupérables et je cherche à m’en prémunir.
Les preuves de dépôt se téléchargent UNE par UNE !
Voilà, on en a terminé avec la partie demande d’immatriculation à la SCPP (qui est gratuite, je ne sais plus si je l’ai déjà dit… le monde de la musique on a tellement l’habitude de payer pour le moindre truc que quand c’est gratuit il faut dire au moins MERCI) et avec la partie protection des œuvres avec MusicStart. Vous pensez qu’on a fini ? Non non non ! On n’est qu’à la moitié parce que je vous rappelle qu’il reste la partie déclaration des œuvres à la SACEM à faire et ensuite seulement la déclaration d’un album tel qu’on l’a faite avec TUNECORE et il y a du nouveau à ce sujet… Oui oui, on n’est pas encore au bout de toutes les surprises et ce projet en regorge !
21. Lucifer ses déclarations
La première fois, j’ai bien pris le temps de lire le concept de MusicStart et de la déclaration à la SACEM. Alors on vous dit que MusicStart c’est pas forcément une obligation mais que c’est vivement recommandé. Franchement ? Ce n’est même pas concevable de ne pas le faire !!! Mais ce n’est pas suffisant de protéger ses œuvres. Si on veut récolter des sous dessus, il faut les déclarer à la SACEM et de préférence avant leur exploitation sur TUNECORE… Donc pour un type qui a dit « allons faire une collection d’albums et si possible des doubles à chaque fois ou presque » eh bien… « Ganesh, Ganesh, la Mougraniech !!! ». En gros, on n’est pas encore arrivé au bout du tunnel et il reste du chemin à parcourir !
Allez, c’est le moment d’aller déclarer en masse !
Là, vous allez cliquer sur le bouton [Déclarer une œuvre en ligne]. Si vous venez de vous farcir une déclaration d’œuvres à protéger, je vous recommande de déconnecter et de reconnecter la session pour éviter la coupure automatique dont nous avons déjà parlé et qui va nous pourrir la vie si elle intervient en plein milieu d’une déclaration. J’ai déjà fait et c’est pénible… il faut ensuite envoyer un message à la SACEM pour leur expliquer que ça a planté pendant votre déclaration et que vous n’avez pas eu vos certificats… Encore des certificats ? Mais oui, bien sûr ! Le certificat c’est la vie (et la mort de ton espace disque) ! Mais avant d’avoir le certificat, il va falloir en passer par le remplissage de formulaires dans une interface pas géniale au niveau ergonomique. Même fonctionnellement… Vous allez voir, ça va faire mal !
La déclaration SACEM et ses écrans pas sexy du tout !
La première opération, c’est de déterminer le genre d’œuvre. Alors sachez qu’il y a des choix spécifiques qui vont un peu modifier la donne et la façon dont vous allez déclarer vos créations et que majoritairement vous allez déclarer deux genres bien précis quasiment à chaque fois :
- Le premier, c’est le « chant » et ça fonctionne pour toutes les chansons avec des paroles et de la musique ;
- Le second, c’est « instrumental » et ça c’est pour les chansons sans paroles avec uniquement de la musique ;
Les autres choix possibles ?
Des déclarations assez hétéroclites
Comme vous pouvez le voir ci-dessus, il est possible de déclarer plein de choses à la SACEM. Si vous faites une chronique matinale à la radio, c’est ici que vous pourrez la déclarer. Après, je me demande pourquoi le Jazz et la Techno sont à déclarer à part entière et ce qui qualifie une musique illustrative et une musique de film mais j’irais me renseigner plus tard sur le sujet… Pour l’instant, si on en revient à notre déclaration on doit choisir le statut de l’œuvre et on a le choix entre une œuvre éditée (qui est parue chez un éditeur) ou une œuvre inédite. En ce qui me concerne, tout ce que je fais est inédit donc je n’ai pas à me poser la question…
Enfin et avant de cliquer sur le bouton [Commencer la déclaration], vous devez indiquer le nombre de créateurs au total qui ont participé à votre œuvre (et là, je ne regrette pas de plus avoir de groupe parce que systématiquement je déclare « 1 ») et vous avez la possibilité d’ajouter l’identifiant MusicStart même si c’est facultatif. Là-dessus, je crois vous l’avoir déjà dit : ce n’est pas obligatoire mais fortement recommandé notamment pour simplifier les démarches de recherche d’antériorité en cas de plagiat ou de litige. Croyez-en un vieux paranoïaque : si on vous propose une solution pour protéger vos œuvres c’est parce qu’il existe bel et bien des voleurs qui n’hésiteront pas à voler vos œuvres sans vergogne. Je ne le sais que trop bien… on en reparlera en fin d’article !
Déclarer les titres des chansons
On va vous demander un titre et déjà vous allez être systématiquement emmerdés. Pourquoi ? Parce que les gens de la SACEM ont cette fâcheuse tendance à être des connards de conformistes (mon côté gothique qui ressort) qui n’acceptent que les lettres de l’alphabet, les chiffres et les tirets. Or, PARTOUT AILLEURS on peut déclarer des parenthèses, des crochets et même des dièses ou une simple virgule voire un simple putain de point… Et là non ! Ça veut dire quoi concrètement ? Qu’à cause de leurs restrictions de merde la moitié de mes déclarations sont faussées parce que si j’ai déclaré par exemple « Balance-lui un SCUD… (Version Alternative) » en protection à la SCPP et sur MusicStart eh ben je l’ai dans le cul parce que la connerie de formulaire va me chier un cake et se bloquer à cause des points de suspension et des parenthèses alors que même chez TUNECORE ça passe ! Merci de ne surtout pas harmoniser vos politiques de déclaration d’œuvre entre la SCPP, la SACEM et MusicStart alors que vous faites partie de la même chaîne ! Franchement quelle connerie !
En ce qui concerne les sous-titres, vous allez vous faire avoir si vous les utilisez et que vous avez un pseudonyme ! Pourquoi ? Parce que dans votre catalogue d’œuvre le titre sera bien assigné à votre pseudonyme mais le sous-titre sera attribué à l’auteur-compositeur et donc le sous-titre c’est la mort de ton anonymat. Quelle grosse connerie, quand même ! Ensuite, il faut choisir le pays d’origine de l’œuvre et sa durée. C’est là que vous comprenez pourquoi le fichier Microsoft Excel de suivi est plus qu’important…
Le mouvement métronomique n’est jamais indiqué dans les générations réalisées par SUNO… Je viens de leur envoyer ça en suggestion. Je doute que ça fasse écho mais sait-on jamais. Le tempo, le beat, les bpm… Tout ça c’est facultatif mais ça pourrait être sympa de les avoir. Dernière subtilité : je mets mon nom et mon prénom en clair au niveau de l’interprète et pour une bonne raison ! En effet, c’est SUNO qui génère le chant et qui choisit les voix des chanteurs et chanteuses qui sont utilisées… Vous me direz « bah ouais mais alors pourquoi tu te déclares toi-même, bouffon ! tu chantes pas avec une voix de femme même si on te tort les testicules, si ? ». Là n’est pas l’objet de la problématique.
La problématique, c’est que pour peu que quelqu’un qui a le même timbre et la même tonalité de voix se reconnaît dans ma chanson il serait tout-à-fait capable de se déclarer comme interprète et là je fournis quoi comme preuve que ce n’est pas lui qui interprète le morceau ? Bah ouais parce que sur SUNO, on a une option « Get Stems » qui va permettre de séparer la musique des paroles et donc rien n’empêche de faire un karaoké pour le fun mais aussi et surtout d’avoir un vrai chanteur ou une vraie chanteuse qui va interpréter le morceau. Là, en mettant mon nom et mon prénom je signale que c’est la voix générée par l’IA et que donc que personne d’autre ne peut revendiquer l’interprétation de mon œuvre. Paranoïa, je vous dis !
Déclarer les pièces jointes
Ensuite, vous devrez déclarer des pièces jointes… Vous pouvez mettre les paroles (au format PDF) si vous le souhaitez mais pour ma part, je me contente d’aller chercher le MP3 de ma chanson que j’ai également utilisé pour la protection sur MusicStart comme ça on est 100% raccord ! Détail : quand vous allez chercher votre fichier avec le bouton [Parcourir…], il s’affiche dans l’interface mais n’est pas validé tant que vous n’avez pas cliquer sur [Ajouter un fichier]. Lorsque c’est fait, il va vous falloir définir le type de fichier sinon vous ne pourrez pas aller plus loin ! Pour moi, ce sera systématiquement un fichier son déclaré comme tel qui est exactement le même que celui déclaré sur MusicStart comme ça au moins on est dans la continuité même si le titre des œuvres a été modifié à cause du formulaire moisi de la SACEM… Au moins, en écoutant les titres on parvient à faire la jonction entre les deux !
Déclarer les ayants-droit
Je suis seul créateur et donc le seul ayant droit. Je publie avec mon pseudonyme déclaré à la SACEM, je précise que je suis auteur compositeur et on me demande un numéro de téléphone portable valide et une adresse électronique tout aussi valide. L’avantage à être seul aux commandes, c’est que je fais ce que je veux de mes compositions sans avoir à en référer aux autres créateurs puisque je suis tout seul ! Et malgré ça, à l’étape suivante vous allez voir que je vais encore devoir pinailler sur des détails…
Saisie des clés PHONO et calcul des clés DEP et DR
Alors typiquement la SACEM a des règles qui sont… allez, je vais être gentil : j’ai eu du mal à intégrer son fonctionnement parce qu’il ne me parait pas naturel alors que pourtant il est très égalitaire. Je ne vais même pas prendre le risque d’essayer de vous expliquer la complexité inhérente au calcul des droits et vais vous rediriger vers cet article d’un spécialiste du droit qui est extrêmement bien fait et explique les différentes répartitions en fonction des cas et croyez-moi, il y a de quoi faire des cauchemars la nuit !
Visualisez le partage des clefs
Une répartition égalitaire c’est 50% pour l’auteur et 50% pour le compositeur s’il n’y a pas d’éditeur. Si j’avais eu un éditeur, j’aurais été obligé de partager en 25% auteur, 25% compositeur et 50% pour l’éditeur. Là, je fais le radin et je ne partage pas et c’est tout aussi bien comme ça même si dans les faits dès que je serais édité ou distribué les droits seront recalculés… Or, pour le moment je suis un indépendant et donc le pactole c’est pour bibi 😉
Si vous n’avez pas 100% vous ne pouvez pas visualiser vos clés. Si vous ne pouvez pas visualiser les clefs, vous ne pouvez pas passer à l’étape finale. Oui, au début c’est déconcertant mais à la fin on s’y habitue, même si pour tout vous dire cette histoire de clef ça me rappelle toujours un truc du fin fond de ma mémoire…
Êtes-vous le maître des clefs ?
Je conçois aisément la problématique posée par la répartition des clefs et la gestion des droits mais bon sang, j’ai compris pourquoi certains n’hésitent pas à reculer avant même de se lancer dans l’action. Ils ont certainement entrevu la tempête de merde administrative qui allait leur tomber fatalement sur le coin de la gueule et ils se sont dit « non non, très peu pour moi merci ! ». D’un point de vue humain, j’aurais sans doute baissé les bras avant même d’avoir commencé si j’avais su à quel point ça allait être lourd administrativement parlant mais… J’ai deux bonnes excuses :
- 50% de ce que je vais gagner va servir à financer des associations qui aident les humains au quotidien ;
- Les autres 50% vont amortir les frais engagés et récurrents (abonnements divers, inscription SACEM, etc.) et le reste va finir sur les comptes de mes gosses ;
Oui, il y a une raison à ça. Mon père a initié cette règle vertueuse de préparer quelque chose de concret et de constructif pour son unique descendant. Il me semble normal de perpétuer une règle vertueuse en utilisant ce que je vais potentiellement gagner pour préparer l’avenir de mes enfants. Le but n’est pas d’en faire des gâtés pourris mais bel et bien de leur donner de quoi suivre leurs aspirations et répondre à leurs besoins sans se retrouver bloqué par une question de moyens. Alors après, chacun voit midi à sa porte mais voilà, moi j’ai fait mon choix et je sais pourquoi j’ai lancé ce projet. Mais revenons à nos moutons !
Récapituler et signer
Alors voilà, on est presque à la fin de la déclaration de son œuvre pour la SACEM ! Alléluia ! C’est vraiment un enfer administratif d’où les titres (avec des jeux de mots qui ne sont valables qu’en français parce que bon va essayer de traduire « Satan l’habite » qui sous-entend « Ça tend la bite » dans le jeu de mot phonique (et non faut niquer) dans une autre langue ça ne va pas être possible) des différents paragraphes. Et encore ce n’est jamais vraiment terminé (un peu comme dans le film « Event Horizon »)…
Maintenant il va falloir choisir comment vous allez être spammé pour signer électroniquement votre déclaration. Pour ma part, j’ai choisi d’utiliser le SMS comme ça mon téléphone reçoit la séquence même si mon internet se banane. Remarquez, c’est con parce que si mon internet se banane ça va être difficile de faire la déclaration, sauf si j’utilise mon smartphone en mode partage d’internet via la 3G ou la 4G… Bref, si vous choisissez le SMS vous allez recevoir le code de signature qui va vous permettre de faire une signature de votre déclaration.
Entrer le code et signer
J’ai cliqué sur [Valider par SMS] et ensuite j’ai saisi le code qui m’a été renvoyé pour signer. Alors juste pour la blague, des fois il vous demande le code mais ne vous l’envoie pas et vous êtes là comme un(e) con(ne) à attendre devant votre écran de pouvoir saisir un message qui n’arrivera jamais. Comment et pourquoi ça arrive ? Parce qu’il y a un petit génie à la SACEM qui s’est dit « allez, au bout d’une heure de connexion on coupe tout comme ça on limite les risques ». Ouais sauf que quand on est déconnecté on ne le voit pas et on n’a pas forcément l’information. Du coup, on clique sur un bouton de l’interface pour envoyer une demande de code qui ne parviendra nulle part vu qu’on est encore visiblement connecté sur l’interface alors que logiquement on a déjà été déconnecté. Merci la SACEM de prendre soin de notre sécurité en faisant un système de merde qui nous dégage des opérations en cours sans prévenir ! Bref, une fois que c’est fait, vous devriez arriver à cet écran :
Fin de la déclaration d’une œuvre
Voilà, ça y est, youpi c’est fait ! Votre œuvre est déclarée à la SACEM. J’ai combien de pistes au total par album ? 25 (si pas 26) ! et combien d’albums ? à priori 12. Je vais donc me re-farcir à priori 300 fois la procédure ! Alléluia.
Mais ce n’est pas tout… Bah oui, parce que c’est bien beau d’avoir tout déclaré à la SACEM, mais la SACEM elle ne va pas se contenter de dire « oui, ok et Amen »… Pas du tout ! La SACEM va également te spammer pour te dire « voilà le beau récépissé (dessus) que tu vas devoir conserver » pour CHAQUE ŒUVRE que tu as déclaré. Dont acte :
La lutte contre le SPAM ne passera pas par la SACEM
Et comme d’habitude, que font les psychopathes et les maniaques dans mon genre ? Oui, ils tuent des gens, parfaitement ! Euh… attendez, quoi ? Non non non, vous vous égarez ! Ils… Ils ? Eh ben ils classent et ils rangent quoi ! C’est quand même pas dur, quoi ! Parce que oui, si vous voulez faire les choses sérieusement en plus de votre Excel il va falloir mettre en place une architecture de dossiers qui soit pratique et praticable pour y stocker les différents types de données que vous allez collecter. Là, les récépissés ça sert à vous dire que ça rentre dans votre catalogue d’œuvres. Autant les conserver proprement et précieusement vu que c’est à vie (un peu comme les fiches de paie).
Et voilà, c’est rangé !
Et voilà ! Maintenant que c’est fait, il ne reste plus qu’à télécharger vos créations de SUNO en WAV puis de créer une nouvelle sortie sur TUNECORE avec vos musiques enfin protégées et déclarées… On reviendra à TUNECORE dans le prochain article. Pour finir celui-ci, j’aurais souhaité vous raconter le hold-up dont j’ai été la victime. Avant, je vais quand même vous mettre en garde : ce que je vais vous révéler ici est uniquement pour votre connaissance personnelle. Ce n’est surtout pas à reproduire quand bien même vous auriez la possibilité de le faire. Je vous préviens avant parce que je ne tiens pas à ce qu’on me dise que j’incite les gens à voler les œuvres des autres. Au contraire, en expliquant comment on se fait voler des œuvres ça permet aux gens de mieux s’en prémunir ! Je vous donne donc ces informations à titre purement pédagogique afin que vous puissiez mesurer l’enjeu des partages publics sur SUNO.
Toutefois, je ne vous oblige absolument pas à prendre connaissance de la suite de cet article et si vous le souhaitez vous pouvez directement passer à l’article suivant. En effet, je ne force personne à prendre connaissance de ce qui va suivre, quand bien même ça affecte directement la suite des évènements. On va donc faire une grande séparation et si vous voulez lire la suite, libre à vous, sinon allez voir si un prochain article est disponible.
Mon précieuuuuuuuuuux !!!!
Alors voilà, il y a un moment où j’ai eu comme un déclic. Je vous avais dit que j’avais perdu un certain nombre de compositions en utilisant la version « Free » de SUNO et que malheureusement il n’y avait pas de rétroactivité sur ce qui avait déjà été fait, ruinant d’un coup tout le travail effectué depuis 3 mois ? Eh bien c’est vrai et ça n’a pas changé… Mais, j’ai découvert une « faille » dans le système que j’ai décidé de vigoureusement exploiter, notamment concernant les chansons réalisées sur mes autres comptes. Bah oui, j’ai commencé avec 6 comptes à 50 crédits la journée et donc j’avais quelques morceaux qui traînaient un peu partout… vu que je ne pouvais pas lier tous ces comptes entre eux et que prendre un abonnement sur chacun d’entre eux ne me permettait pas de réutiliser les versions « Free », j’ai tout laissé en plan et j’ai tout refait « from scratch ». Et puis un jour j’ai découvert ça :
Un playlist d’un utilisateur lambda
Alors imaginons que nous avons un utilisateur lambda qui soit un de vos comptes annexes. Vous avez fait une ou plusieurs chansons trop bien sur ce compte mais… manque de bol, c’est pas votre compte principal. Et bien ce que vous allez faire c’est ouvrir un autre navigateur et vous connecter sur cet autre navigateur avec votre compte principal. Ensuite, vous allez dans « Search » et vous essayez de retrouver votre compte lambda. Techniquement, ça devrait vous trouver le compte lambda.
Youpi, j’ai retrouvé mon compte lambda !
Voilà, vous êtes content, vous vous êtes retrouvés vous-même mais comme vous ne partagez rien au niveau public, eh bien ça va être compliqué de voir vos chansons… Alors allez, faisons un truc drôle : partageons notre chanson avec la terre entière sur notre compte Lambda !
Et voilà, c’est passé en public
Bien ! Maintenant que vous avez partagé votre musique à la terre entière, vous pouvez aller voir sur votre compte principal si au niveau de la recherche de votre compte Lambda vous voyez bien le partage de la chanson…
Tiens tiens, une chanson partagée !
Et c’est maintenant qu’on va réaliser le casse du siècle : vous allez sur les 3 petits points en face de votre musique et vous allez sélectionner « Create » > « Extend ». Oui oui, c’est bien le fameux bouton qui va vous permettre d’aller étendre une musique. Allez, ne soyez pas timide et cliquez un grand coup dessus !
Et si j’étendais la chanson de mon compte lambda ?
Qu’est-ce qui va se passer maintenant ? Eh bien c’est simple, vous allez étendre la chanson et voir ce que ça fait… Des fois ça fait des trucs bien, des fois ça ne fait rien et des fois ça gâche complètement la chanson… Oui mais, là rien ne vous empêche d’aller la couper si ça ne vous plaît pas ou de générer d’autres parties… Au bout du compte, quand vous ferez « Get Whole Song », cette version de la chanson va devenir la vôtre.
Et c’est totalement légal puisque vous êtes en train d’utiliser votre compte payant et donc mécaniquement, vous avez acquis cette version de la chanson qui est la vôtre et vous pouvez allègrement aller la déposer à la SACEM sans vergogne, vous l’avez payé ! Je rappelle que SUNO dit bien « la protection de vos chansons vous incombe » et donc si j’ai rendu public une œuvre et qu’elle a été volée de la même façon que je me suis volé moi-même mon œuvre (ça fait très cat’s eyes, dit comme ça) et bah c’est bien fait pour ma gueule ! Voilà. En attendant…
Quand tu récupères tes chansons que tu croyais disparues à jamais…
Alors bien évidemment je n’encourage absolument pas le vol des œuvres d’autrui. Moi j’ai juste trouvé un glitch dans la matrice qui m’a permis de récupérer et réactualiser ma discographie qui avait été créé avec la version 3 pour la passer en version 3.5. Maintenant le glitch en question c’est SUNO qui le permet et franchement s’ils voulaient faire les choses correctement ils empêcheraient la possibilité de faire un « extend » sur les chansons des autres pour éviter les pillages de gens qui n’hésitent pas à écumer ce qui est public pour le copier et le déposer.
Fort heureusement, vous pouvez toujours prouver l’antériorité de vos chansons, à condition d’avoir conservé la première génération et toutes les suivantes. La plupart des gens cependant font le grand ménage pour éviter d’avoir des centaines de pages à parcourir pour retrouver leurs œuvres et c’est bien dommage pour eux parce que pour le coup en cas de litige ou de contestation eh bien ils vont se faire grassement entuber surtout s’ils ne se sont pas prémunis contre le vol de musique. Le partage c’est fantastique et c’est humain : on aime tous montrer le beau caca qu’on vient de pondre et c’est normal… Mais il y aura toujours des jaloux, des envieux et des voleurs de caca qui trouveront le vôtre plus sympathique à vendre que le leur.
Quand tu prouves que tu n’exagères pas les quantités…
Voilà, vous avez le tutoriel pour aller déposséder les créateurs de leurs œuvres avec la complicité de SUNO. Allez-y bande de petits pillards et surtout faites-vous bien plaisir ! Comment ça j’incite les gens à faire des choses illégales ? Oui bon, c’est provocateur de dire ça mais c’est aussi très ironique ! C’est juste pour bien faire comprendre aux créateurs le message que si demain ils se font voler leur musique par des salopards sur SUNO c’est parce qu’ils ont été léger à publier leurs œuvres au niveau public sans les avoir fait protéger préalablement ! Remarquez que même quand c’est dûment protégé ça n’empêche en rien le piratage et la captation de musique par l’option d’extension.
Sur le « vol » que j’ai commis sur mes propres comptes ça sera probablement transparent parce que je ne suis pas assez débile pour porter plainte contre moi-même pour vol ni pour le contester. Dans mon cas c’est quelque chose qui est arrangeant parce que ça me permet de récupérer des versions qui sont quand même loin d’être à jeter à la benne ! Vu que je le fais avec un compte payant, les extensions sont prises sur mon crédit donc il n’y a rien d’illégal en soi et ça pourrait même être toléré sans être encouragé vu que j’ai refait les mêmes chansons basées sur les mêmes textes dont je suis le propriétaire légitime et que mes comptes sont eux aussi légitimes. Au final, ça m’a bien arrangé mais je pense que malgré tout c’est la porte ouverte à des dérives et qu’il est sain d’en faire part à quiconque souhaiterait suivre les traces que j’ai laissé pour lancer sa propre production musicale.
Bien, et maintenant que vous savez comment on immatricule des chansons, comment on les protège avec MusicStart et comment on les déclare à la SACEM, il est temps de faire un point sur l’avancement du projet, dans le prochain article (oui non parce que là c’est vraiment long quoi).











































