Résumé de l’article précédent

Dans l’article précédent, je vous faisait découvrir les joies des générations foireuses et ce qu’elles engendrent comme éléments inécoutables. Évidemment, je soulignais surtout l’importance d’avoir un bon son d’entrée pour espérer avoir une sortie « propre » et surtout exploitable et vous indiquait par la même occasion que mes trois premiers recueil de démos se trouvent dans un état qui rend difficile sinon impossible leur exploitation comme point de départ de mes compositions. C’est très dommage et dommageable parce que j’aimerais beaucoup partir de la plupart de ces démos pour composer quelque chose de proche de l’œuvre d’origine mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

Je vous expliquais aussi qu’il y avait même des possibilités de se faire SACEMiser mais que ça allait prendre un peu le temps vu que mon premier single ne sort que le 30 septembre 2024, c’est-à-dire dans 18 jours à partir de maintenant (enfin 17, puisqu’il va être minuit dans une minute…). Au cas où vous vous poseriez la question, mes articles sont rédigés en fin de soirée / début de nuit. Ce n’est même pas une question d’inspiration mais plutôt une question de disponibilité… En effet, en ayant une vie privée et une vie professionnelle, avoir une vie publique en plus c’est pas tous les jours simple et il faut garder un rythme dans les différentes actions sur la durée.

Là, par exemple, j’ai participé ce soir à un concours sur SUNO qui consiste en un remix contest. Je me suis dit « ok, c’est du remix, je vote ça en Hardcore, Speedcore, Gabber avec une touche de Dark ça va passer crème ! ». Eh bien figurez-vous qu’en partant de la version Synths de la chanson, mon hardcore s’est transformé en une sorte de… Grand n’importe quoi qui ressemble à une bouse cosmique mais paradoxalement il a une certaine classe ! Oui, c’est pas du tout ce que j’avais en tête mais je crois que l’IA me connaît maintenant… Elle a dû se dire « ouais non, lui en ce moment il carbure au doom metal / sludge metal / dark alors du coup, s’il demande du hardcore on va lui servir un genre de mélange improbable techno / rap / métal avec un passage de bug et une reprise qui commence par « fucking ».

On est dans le thème mes chéris !

17. Distribution et immatriculation

Franchement, la distribution musicale c’est quelque chose qui a toujours été loin de mes préoccupations, mais alors à un point où je n’envisageais même pas faire ça un jour et croyez-moi si je vous dit qu’il y a un moment j’ai vraiment douté du bien-fondé de mes démarches. Même quand j’étais musicien et que je jouais vraiment d’un instrument seul ou en groupe, je ne m’étais jamais vraiment intéressé aux circuits de distribution et à leur fonctionnement si particulier. J’ai retrouvé une demande d’immatriculation à la SACEM qui date de l’époque de Neo Generis et qui n’a jamais été envoyée… Je ne suis même pas sûr qu’elle ait été signée par Sybille, la jeune femme du centre culturel qui nous avait recruté pour faire l’animation sur Freyming-Merlebach en 2002 et/ou 2003 mais en tout cas je sais que l’idée était là… Mais on avait juste eu une idée qui n’avait même pas été jusqu’au bout, sinon j’aurais déjà été SACEMisé de l’époque et j’aurais déjà pu faire le même bordel que ce que je fais aujourd’hui mais en pire !

Il faut dire que pas mal de choses ont changées depuis et que bon, je n’ai pas la même détermination aujourd’hui que celle que j’avais quand j’étais plus jeune. Là je suis seul sur mon projet et à part moi-même, je n’ai personne à convaincre du bien-fondé de ma démarche… Je n’ai donc pas à me battre avec les gens pour qu’ils se bougent le cul et fassent les choses… Je m’auto-botte le cul (ça fera plaisir à Optimus) pour avancer et tracer mon propre sillon sans pour autant rayer le vinyl ! Et la distribution musicale, c’est vraiment une expérience à part entière. Alors heureusement, les choses sont largement simplifiées sur TuneCore mais tu n’as absolument aucune idée du temps que ça va prendre ni de ce qu’on va te demander de faire… Et crois-moi, c’est pas des masses de choses mais il faut y penser !

Des fois ça me fait exactement cet effet-là !

Bon, je vais vous parler un peu de TuneCore, la fameuse plateforme de distribution de musique qui est connectée à pratiquement toute les autres. Déjà commençons par parler Thunes… On parlera du core plus tard si vous le voulez bien !

Les anciens tarifs de TuneCore qui font peur…

…et les nouveaux qui vont achever de te convaincre !

Alors bon, quand on regarde le prix d’un abonnement semi-pro en illimité par rapport à un paiement par sortie, y’a pas photo. Moi aussi je me suis demandé où était l’arnaque mais en fait il semble juste que vu la concurrence dans le secteur de la distribution, TuneCore ait adapté son offre pour rester concurrentiel alors qu’auparavant son modèle était plus que rentable… tu m’étonnes ! Si tu sors 10 albums en paiement par sortie, ta prochaine facture annuelle sera de 539,00 € ! En illimité bah… Techniquement y’a pas de renouvellement et tu restes sur les stores tant que tu continue à payer ton abonnement donc si t’as pris l’abonnement à 39,99 € en semi-pro bah ta prochaine facture annuelle sera de 39,99 € sauf si tu t’es amusé à prendre des options payantes à gogo ! Parce que oui, tu peux faire ça aussi. Allez, petite plongée dans le monde merveilleux de TuneCore :

Créer sa première sortie avec une UX contre-intuitive !

Bon, la première prise en main de TuneCore c’est pas de la tarte… On tourne un peu en rond avant de trouver ce qu’on cherche vu comment c’est pas du tout pensé pour les gens qui débutent dans la distribution musicale ! On cherche, on tâtonne et quand on a trouvé on est content et on essaie de se remémorer comment accéder à l’interface où on se trouve tellement c’est pas ergonomique et pensé utilisateur final. Non vraiment, le premier contact avec TuneCore c’est pas de la tarte mais au bout d’un moment ça finit par rentrer… Donc à un moment, dans le menu sortie, on vous propose de sortir un single (un titre tout seul) ou de sortir un album. Le piège c’est de croire qu’un single peut contenir plus d’un seul titre comme c’est généralement le cas dans quasiment toutes les sorties de l’industrie musicale (y’a au moins une face B ou une version instrumentale ou alternative voire une chanson rare ou un remix…Bref, c’est rarement 1 titre tout seul). En fait, pour sortir un 3 titres (que ce soit un single ou un EP, la différence étant basée sur une question de temps total) il faut faire un album et ensuite ce sont les plateformes qui les classent comme Single ou EP en fonction de la durée totale et de quelques paramètres propre à la plateforme de diffusion. Quand je disais que c’est contre-intuitif !

La « private joke » : sortir CRUCIFY en EP. Fallait oser !

Je vous grâce des formulaires qu’il faut compléter en amont pour déclarer qui on est, le titre de l’album, son auteur, sa date de sortie, son genre principal, son genre secondaire et son langage. À cela vous ajoutez le truc qui fait que je me suis baisé tout seul pour ma première sortie ! Je vous explique : de base, TuneCore vous dit « euh coco, t’es gentil mais si tu veux que ton truc soit distribué sur les plateformes t’as plutôt intérêt à prévoir des sorties à 15 jours minimum avant pour être sûr que ce sera bien disponible ce jour-là »… Et donc au départ, t’es pas très rassuré et surtout t’as encore de la doc et des infos à lire en masse pour bien comprendre comment tout ça fonctionne. Donc tu te dis « Ok, quatre semaine ça va le faire » et ensuite tu te dis « bon, allez, je vais déjà préparer mes autres EP pour une distribution automatique avant de distribuer l’album » et là c’est le drame ! En effet, lors de ta première publication TuneCore va te créer ton profil sur Spotify et Apple et quasiment partout… Ensuite, si tu veux publier un autre EP, ils te demandent de réutiliser ton compte… Sauf que si sur ta deuxième sortie tu lui dis « ouais non en fait j’ai pas de compte » il va essayer de t’en créer un deuxième et là les emmerdes commencent. Du coup, j’ai pas fait de deuxième compte mais pour ma prochaine sortie je suis obligé d’attendre la sortie de mon premier EP et la création de mon compte, soit 4 semaines ! C’est mieux de le savoir avant… Autrement tu fais comme moi : tu attends.

L’impressionnante liste de plateformes accessibles à la distribution !

Si je voulais pinailler, je dirais qu’en comptant j’arrive même pas à 40 plateformes affichées et que sur les 150 promises il en manque quelques-unes… Cela dit, il y pas mal de relais qui utilisent les plateformes principales donc il y a des chances que ça passe sur les autres plateformes quand même… Il y a les plateformes classiques (iTunes, Spotify, Napster, Boom et tout un tas d’autres) et les plateformes sociales qui sont prises en compte également dans l’abonnement. Ça veut dire que l’accès et la distribution sur ces réseaux c’est compris dans l’abonnement donc ça ne se paie pas en plus ! Fantastique ! Après, il y a l’option « Beatport » qui est payant à 7,99 € / mois mais ça s’adresse surtout à des DJ et des amateurs de musique électronique. Ok, j’avoue, mon envie du moment c’est de faire un album « Say it with Hardcore » sur le même modèle que « dites-le avec des fleurs » mais avec des chansons façon Hardcore, Speedcore, Gabber avec un peu de Dark comme j’aime. Cela dit, le jour où je fais ça et que j’ai envie de proposer des choses horribles à des DJ ça fera une option en plus mais ce n’est pas encore d’actualité.

Ton MP3 dégueulasse compressé avec le derche tu te le gardes, je veux du WAV !!!

Il va falloir apprendre que le standard dans l’industrie musicale ce n’est pas le MP3 (sauf en distribution finale chez les clients finaux) mais bel et bien le format *.WAV et c’est mieux parce qu’il n’y a aucune perte. Le problème du Waveform Audio File Format c’est qu’il est assez consommateur d’espace disque (forcément, c’est pas compressé) et que donc téléverser un album ça peut être long. Pour donner un ordre d’idée, en WAV 44Khz 16 Bits Stéréo on a à peu près 1 minute = 10 Mégaoctets. Forcément, 10 minutes c’est 100 Mo et donc 60 minutes c’est 600 Mo. Téléverser 600 Mo ça va moins vite que les télécharger parce que le débit montant est toujours moindre que le débit descendant (principe de l’ADSL) sauf en SDSL ou les deux sont identiques… On ne parlera pas de VDSL ni de faire la vaisselle d’autant que maintenant on est de plus en plus nombreux à avoir la fibre… musicale ou pas, telle est la question ! L’autre question c’est « mais, SUNO… Il te sort des WAV ou t’es obligé de reconvertir des MP3 compressés à la dégueulasse ? Eh ben, je vous propose de vérifier :

Hourra ! Sur SUNO on peut… mais seulement en version PRO ou PREMIER.

Ils ne sont pas cons chez SUNO : ils savent très bien que les distributeurs autant que les boîtes qui pressent du CD, du DVD ou du Vinyle vont te demander des musiques au format WAV et que leur compression en MP3 si on la reconverti en MP3 on perd tellement que ça va rendre dégueulasse ++. Autant donc prendre un abonnement PRO voire PREMIER (pour les beaucoup plus productifs que moi) pour bénéficier de l’option permettant de nativement télécharger des WAV pour pouvoir les utiliser légalement sur TuneCore. De toute façon, télécharger ses créations faite en mode FREE avec un MP3 et le reconvertir avec Audacity ça rend déjà dégueulasse mais en plus c’est interdit par les conditions de SUNO puisque bah c’est pas issu d’un abonnement PRO ou PREMIER et donc aucune exploitation commerciale n’est possible. Du coup, avec mon abonnement PRO je suis assez chanceux parce que du coup je peux faire légalement sortir mon WAV… La question c’est « OK, mais c’est quoi le format de sortie du WAV de chez SUNO ? Est-ce qu’il respecte les prérequis de TuneCore où est-ce que je vais devoir le bidouiller sur Audacity ? ». Bonne question, non ? Je vous propose une réponse en image :

Il me manque quelques bits pour arriver à 24 mais à 16 ça passe !

Du coup j’ai un peu plus que du 44K, je vous le mets ?

Pour résumer, j’ai 16 bits au lieu de 24 mais ça passe même si c’est moins complet… Concernant les 44,1 Khz, on est à 48 Khz mais c’est pas gênant. On est bien en stéréo et je pourrais faire la conversion tout de suite pour passer d’un format à un autre mais ça n’a aucun intérêt. Forcément, pour augmenter la qualité il faudrait que la génération à la source soit plus importante parce que j’aurais les échantillons en 24 bits nativement au lieu de ne les avoir qu’en 16. Qu’est-ce que ça change ? Bah on va dire ça comme ça. Imaginons que je suis dans la grande distribution et que je récupère 16 fraises chez mon maraîcher mais que mon point de distribution me demande des conditionnements en une barquette de 24 fraises : si on ne m’en donne que 16 dans une boite de 16, même si je change de boite pour mettre une boite de 24 autour j’aurais toujours que 16 fraises à vendre, alors que si mon maraîcher m’en fourni 24 nativement bah pas de problème avec mon point de distribution. Maintenant je vais te demander de faire une opération de substitution dans la phrase précédente : remplace maraîcher par SUNO et point de distribution par TuneCore (et aussi fraises par bits) et tu comprendras quel est le problème que je rencontre si je convertis mon WAV en 24 bits alors qu’il est nativement en 16 bits. Cela dit, on s’en tamponne copieusement le coquillard puisque comme ça j’ai testé et ça passe !  Pas de débat, donc…

Le format de nos chansons étant suffisant pour TuneCore, nous allons pouvoir nous concentrer sur les autres aspects de la préparation d’un « album » en vue de sa distribution prochaine. Outre le fait qu’on va passer des plombes à charger nos fichiers, il y a quand même quelques informations à renseigner… Et là, croyez-moi, il y a de quoi faire. J’en profite juste pour faire une remarque à la con mais si sur certaines pistes vous avez des fins merdiques avec un bruit de fin ou du déchet, en WAV et avec Audacity vous pouvez supprimer les fins dégueulasses voire carrément faire un fondu en fermeture pour une piste qui refuse de se fermer… Oui, c’est pratique… Vous pourriez même (mais ça, je le recommande seulement aux gens qui ont l’oreille musicale, la vraie) vous permettre de régler un peu mieux le son de vos générations voire de l’équilibrer ou même pourquoi pas faire votre propre mastering avant d’envoyer vos compos en mode « Brut » vers TuneCore pour distribution. Notamment dans le cas d’un album, c’est toujours bien d’équilibrer l’ensemble des pistes ou d’avoir une couche de mixage final qui va donner sa patine à vos pistes.. Après, vous n’êtes pas obligés et même moi je ne le fais quasiment jamais… SUNO sort quand même des pistes relativement bien balancées entre elles même si elles ne sont pas forcément très fortes niveau son. Une petite amplification de 2 ou 3 db peut changer la perception d’une chanson mais à utiliser avec précaution et surtout à écouter avec un casque pour bien se rendre compte de ce qui se passe. Voilà, passons à notre formulaire de chansons :

Généralement, les emmerdes commencent ici..

On commence par rentrer le titre de sa chanson (c’est obligatoire plus que nécessaire) en respectant les instructions concernant la mise en forme (c’est TRÈS important) puis on se déclare avec son identité principale (sauf s’il y a un autre auteur/compositeur mais là ce n’est pas le cas) et on déclare les artistes et contributeurs de la chanson. Alors on vous dit que c’est conseillé : oui, vous pouvez ne pas le faire mais en cas de contestation si vous ne l’avez pas fait bah ça craint. Moi je le fais systématiquement, ça coûte moins de temps que d’écrire cette phrase en entier ! Enfin, je reviens sur le fait que je me sois ultimement baisé pour ma première publication puisque si je déclare que je ne suis pas sur Spotify ils vont essayer de me créer un nouveau compte à chaque fois alors que je voudrais bien garder mon seul et unique compte qu’ils vont me créer plus tard… Autant dire que ça va pas mal retarder la seconde sortie mais c’est un inconvénient relativement mineur. Voyons la suite du formulaire :

… et se terminent là, parce que là c’est pas tout simple !

On va commencer par le droit d’auteur. Tant que vous ne faites pas de reprises, tout va bien ! Si vous faites une reprise et que vous décidez de la publier, il va falloir demander aux ayants-droits concernés s’ils accordent leur autorisation parce que bien sûr, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi. La bonne nouvelle c’est qu’en passant par SUNO, vous avez accepté l’idée que vous ne pouvez pas faire de reprise ou de remake d’une chanson existante pour laquelle vous n’avez pas les droits. Vous pourriez le faire mais dans ce cas il vous faut une autorisation et concrètement les artistes sont peu enclins à donner leur autorisation pour faire passer dans l’IA leur chanson à des fins d’analyse pour faire un remix ou une reprise… Autant ne pas s’y frotter pour le moment ! Concernant les informations supplémentaires, la notion de paroles explicites c’est tout ce qui contient des références à de la violence où à la consommation de drogue, des jurons et toutes les paroles sexuellement graphiques ou suggestives. J’aime autant te dire que quand je vais publier « PornBlast » y’en a qui vont se faire des cheveux… Y’a tout ça dedans : parental advisory +++ pour cette chanson. Et là TuneCore peut choisir de la censurer à sa discrétion. On verra bien combien de mes chansons survivront à la censure !

Le « précédemment distribué » c’est quand par exemple je sors un album après mes singles (ou EP) et que je dois référencer mes chansons de l’album dedans. Autant te dire qu’il va falloir être carré et noter les dates de sortie quelque part sinon ça va vite devenir problématique. Je reviens sur l’ISRC en dernier ; avant je précise que la langue des paroles est obligatoire et que je sens que je vais me faire chier avec « Japanese Inspiration » pour lesquelles les paroles sont en japonais ou « Ranenbourg » voire « Chanson pour un crâne mou » en français. Ça va faire désordre, surtout s’il faut mettre les paroles. Là aussi on vous dit que c’est conseillé mais moi je considère que c’est plus que recommandé en cas de litige. Le temps du clip TikTok c’est le temps de la chanson. Ensuite, reste à enregistrer la chanson en précisant si c’est la dernière ou pas et ainsi de suite. Je reviens vite fait sur l’histoire des ISRC. Un ISRC est un numéro d’identification unique pour vos phonogrammes ou vidéomusiques que vous pouvez obtenir gratuitement moyennant une inscription sur le site de la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques). Il n’est pas nécessaire de payer quoi que ce soit mais rien ne vous empêche d’adhérer au passage à la SCPP si vous voulez percevoir aussi les droits en tant que producteur (il vous en coûtera 150 €)

Va te faire immatriculer, phonogramme de mes deux (oreilles) !

Alors qu’il s’agisse de l’immatriculation des chansons ou de récupérer les droits manquants, on peut faire la même chose avec TuneCore qu’avec la SCPP. TuneCore propose par défaut d’immatriculer vos phonogrammes en sachant qu’ils ont l’autorité de certification qui leur a été délivré pour ça… Mais ils vont vous distribuer des ISRC du type TC-AIS-24-XXXXX qui leur sont propre alors que la SCPP va plutôt vous distribuer des ISRC de type FR-9W1-24-XXXXX ce qui est un peu plus explicite sur le pays d’origine. Ensuite, ils proposent leur service TuneCore Publishing à 79 € pièce et c’est quasiment moitié moins que la SCPP… Sauf que la SCPP c’est français et que TuneCore c’est américain. Or, même si on part à la conquête des States, avant d’en arriver là il faut déjà considérer qu’on va être distribué en local et que la protection des droits par les États-Unis en Europe bah… Il vaut mieux ne pas trop compter dessus. Bref, TuneCore embarque la possibilité de faire l’immatriculation soi-même et c’est déjà très intéressant. Voyons la suite :

Il ne manquait plus qu’une pochette pour parachever l’œuvre en question !

Allez, je vais vous confier un secret de polichinelle : je fais générer mes pochettes d’albums et d’EP sur Copilot qui utilise Dall-E. Il se trouve que le compagnon fourni par Microsoft est assez doué pour comprendre ma façon de rédiger un prompt et qu’il est capable de me sortir 9 fois sur 10 exactement ce que j’attends de lui avec un résultat plutôt convainquant. Le truc sympa, c’est qu’il me génère systématiquement des images carrées de 1024 pixels * 1024 pixels. Sauf qu’à ce niveau, TuneCore est un poil gourmand et il exige du 3000 pixels * 3000 pixels et là ça va faire un poil mal au derche ! En effet, nativement mon générateur fait du 1024 x 1024 alors comment je passe au 3000 x 3000 ? Simple, avec le truc le plus bateau de Microsoft, c’est à dire l’application Photos qui permet de redimensionner les images, comme illustré ci-dessous :

Le redimensionnement pas cher et efficace !

Je retravaille quelque peu mon image pour qu’elle me paraisse plus grande que la réalité… Un peu le même truc que ce que font tous les hommes en parlant de leur… Bref, ça s’agite pour pas grand chose en fait. Une fois chargée la pochette de l’album ou du Singles, il me reste une dernière opération à faire :

la Hype c’est pas donné quand on doit l’acheter…

Alors pour ce qui est de la précommande, quand on débute et qu’on n’est pas du tout établi, que personne ne nous connaît, ne sait ce qu’on fait et que personne ne nous suit eh bien… C’est totalement futile autant qu’inutile. Maintenant, si j’en était à mon troisième album avec des commentaires ultra-positif et une présence chez les professionnels de la musique eh bien là je pourrais envisager la question mais comme il y a de fortes raisons de penser que ce ne sera jamais le cas eh bien… L’option « précommande » sur iTunes n’est pas celle que je vais privilégier pour mes sorties. Je rappelle que je ne vais pas faire de concert, pas de live et que concrètement je fais de la musique assistée par l’IA. Déjà que c’est légèrement casse-gueule comme projet, on ne va pas jeter de l’argent par les fenêtres pour des questions d’égo que je n’ai pas, si ?

Chaque album ou EP réalisé fait l’objet d’une commande… ehhh oui, c’est du business !

Voilà le détail de ce que m’a coûté cette sortie avec mon abonnement : 0,00 €

Et voilà les plateformes sur lesquelles je vais être distribué, SI…

Bien, on arrive vers la fin de cet article et vers sa conclusion pour le moins intéressante. En effet, vous avez pu voir que ça ne se fait pas vraiment tout seul et qu’à chaque étape du processus il y a de nombreuses choses à faire… Et encore, on n’a pas à se farcir le remplissage des tags en MP3 bien que ça doit sans doute être fait avec les dizaines d’informations qu’on doit entrer pour chaque piste ! En tout cas, on pourrait croire qu’arrivé à ce point on en a terminé ? Que dalle ! C’est seulement le début du voyage et il y a encore des étapes à franchir avant que notre EP soit distribué sur les stores… Et croyez-moi, même si c’est simple je me dois de vous rappeler qu’on est sur le fil à chaque fois avec notre histoire d’Intelligence Artificielle comme aide à la composition !

En effet, ce n’est pas comme si on venait de sortir un album avec notre propre groupe de musique, notre son et notre identité… Un groupe comme Indochine sort un album, on reconnaît presque immédiatement l’identité de leur son caractéristique qui passe d’album en album. C’est une suite d’accords, une rythmique, une sonorité qu’on ne retrouve pas dans toutes les chansons mais au moins quelque part sur l’album ça y est : une empreinte de l’âme du groupe. Moi j’arrive avec de la musique qui n’a pas d’âme d’après la plupart des musiciens. Donc peu importe ce que je vais impulser comme dynamique ou ajouter comme contenu dedans, ce sera toujours systématiquement de la merde pour mes contemporains. Le problème, c’est qu’avant d’être distribué sur les stores, je vais devoir justement passer par le jugement de mes contemporains…

Avouez que ça vous en bouche un coin !