Résumé de l’article précédent
Je vais être d’accord avec vous pour dire que l’article précédent a tout d’un article promotionnel visant à mettre en lumière mon produit à grand renfort d’effet marketing et en jouant sur la rareté, la disponibilité limité et le côté exclusif de la chose. Dans le même temps, depuis les premiers articles du périple je vous parle des coulisses du projet mais pas du projet en lui-même… Avouez que c’est quand même un peu bizarre de parler de quelque chose sans savoir exactement de quoi il s’agit, non ?
Bon, en même temps ça a été dit entre deux lignes mais ça ne dit pas si le projet est structuré et s’il l’est comment il l’est… Et ça, c’est aussi important parce que si j’avais fait les choses de façon totalement aléatoire en mode arrache voire à la chie-dedans, je ne serais pas en train de le présenter comme un projet important pour moi. Il y a quand même de la rigueur et de la méthodologie dans ce que je fais au niveau projet et c’est rassurant de savoir que le type en face prend ça au sérieux et qu’il se donne les moyens d’arriver à mener son projet jusqu’au bout avec un planning réaliste et raisonnable.
Ce serait un projet qui ne me coûterais rien et qui ne coûterait rien aux gens, je ne serais peut-être pas aussi à cheval sur le suivi, la qualité des pistes générées ou le fait de faire un macro-planning avec une répartition complète du projet sur la durée. Or, je vais investir dans ce projet, en espérant que cet investissement soit suffisant pour susciter de l’intérêt et donner envie aux gens de suivre ce qui se passe et pourquoi pas de participer ?
Cela dit, maintenant que la présentation du projet a été faite, on peut gentiment retourner aux coulisses, parce que j’ai pas mal d’informations à donner sur mes dernières pérégrinations du mois de juillet / août. Et croyez-moi, ça vaut bien le fait de s’être infligé l’article précédent ! Au sommaire : une plongée dans les médias, une histoire d’agrandissement de cercle et de cercle en passe d’être agrandi… Croyez-moi sur parole, vous n’allez pas être déçus par le contenu de cet article…
Et si vous l’êtes tant pis pour vous !
11. Les trois cercles
Alors niveau cercle, vous avez la bouche, l’anus et le vagin mais ça ne colle pas avec tout le monde. Sinon vous pouvez aussi vous dire que le sous-entendu graveleux que vous avez repéré n’en était pas vraiment un et qu’on va parler ici des cercles de financement participatifs en priorité. Vous doutez ? Habituellement vous faites bien d’avoir ce réflexe mais ici il s’agit bel et bien des cercles de financement participatifs qui permettent de démarrer sereinement une campagne. Vous sentez venir la problématique d’entrée de jeu ou vous avez compris que si on en parle c’est que forcément ça va causer un souci quelque part ? Bingo ! Mais avant de vous expliquer en quoi ça pose problème il convient de définir cette notion de cercle
- Cercle 1 : la famille et les amis proche. Toutes les personnes susceptibles de soutenir de près ou de loin votre projet ;
- Cercle 2 : les amis des amis et les connaissances. Tous ces gens qu’on est susceptible de croiser et avec qui on a habituellement de bons rapport ;
- Cercle 3 : le reste du monde ;
Dans le financement participatif, on nous explique qu’un projet qui démarre en étant suivi par X personnes a plus de chance de susciter de l’intérêt qu’un projet qui démarre avec 0 personnes qui le suivent. On nous dit aussi que le premier et le second cercle « chouchouter il faut » parce que c’est la base qui va permettre d’élever le projet. Question stupide : quand on n’a quasiment pas de cercle 1 et 2, ça se passe comment ?
Allez viens que je te pète le cercle, tu vas te fendre la poire !
Oui alors voilà… J’ai beau être un membre d’une assez grande famille, je n’en suis pas moins unique dans mon genre. C’est-à-dire que je suis fils unique et que donc ma famille immédiate se compose de mes parents et de ma famille du moment (mon épouse et mes deux enfants qui ne sont pas en âge de lire les conneries de papa et c’est tant mieux). Après j’ai des cousins et des cousines mais en grandissant on n’a quasiment plus eu de contact même s’ils sont tous venus à mon mariage (parce que oui, j’ai aussi fait ça) ; ils ont chacun leur vie de famille et sincèrement je me vois mal débarquer en mode « bon, chère famille, le type que vous avez croisé il y a 5 ans à son propre mariage voudrait vous demander de le suivre dans un projet à lui alors que pendant les 20 dernières années il était aussi présent dans vos vies que le platane à la sortie de la ville que vous croisez pratiquement tous les jours mais dont vous vous foutez éperdument sauf si vous rentrez dedans parce qu’il a traversé la route, ce con de platane ! ». Bref, vous l’aurez compris, niveau famille (cercle 1) c’est pas gagné…
On choisit ses amis mais rarement sa famille… Alors oui, dix fois, cent fois, mille fois oui ! Je ne peux qu’être d’accord avec cette phrase mais voilà… Il semble que ma sociabilité soit à l’image de celle d’un techno-prêtre de Warhammer 40.000 c’est-à-dire figée à un degré très bas avec aucune amélioration possible à ce niveau. Alors non, en réalité ce n’est pas un problème de sociabilité mais plutôt un problème lié à l’isolement imposé par les différentes phases créatives que je traverse. En effet, j’ai déjà un travail fixe à temps plein la semaine qui est loin d’être une planque (parce que oui, je bosse et pas qu’à moitié… Et d’abord parce que je suis exigeant avec moi-même et avec la qualité de mes livrables mais ça c’est juste parce que je suis incapable de concevoir qu’on rende de la merde ou du travail bâclé). En plus de ça j’ai une vraie vie de famille avec des enfants et à côté de ça j’essaie de boucler sur mon temps libre des projets personnels constructifs parce que sinon ça devient véritablement un problème pour moi. Et quand je dis que ça devient un problème, c’est que si je ne libère pas ma puissance créatrice assez régulièrement elle finit par me dévorer de l’intérieur, mentalement parlant.

Une bénédiction au CBD sans THC pour repartir du bon pied !
Oui. J’ai beau être parfaitement équilibré et mentalement stable, j’ai quand même du mal quand mon cerveau me dit « Là je sature, faut produire quelque chose sinon je vais exploser tellement j’ai besoin de me vider ». Et si c’était que le cerveau mais bref, on s’éloigne de l’idée principale, à savoir que vu ces conditions réunies, il m’est assez difficile d’avoir une vie sociale, de me faire des amis et de les garder sur le long terme parce que concrètement je suis une ombre parmi les ombres quasiment tout le temps. Je peux passer des mois sans donner la moindre nouvelle non pas parce que je ne veux pas parler à la personne mais surtout parce que je suis occupé à plein temps et que je ne vois pas le temps passer… Les rares amis que j’ai le savent : je suis toujours là mais toujours occupé à faire quelque chose. Ça peut être frustrant de parler à un fantôme de temps à autres mais vu les conditions dans lesquelles je peux laisser libre court à mon imagination, ça n’a rien de très surprenant… Mais du coup, mon premier cercle d’amis est quasiment aussi vide que le cercle familial donc je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire que le second cercle, quand il n’y a pas de premier cercle bah… On passe directement au troisième cercle : le reste du monde.
Quel est mon rapport avec le reste du monde ? À priori, je dirais qu’à part sur LinkedIn où je me connecte une fois l’an pour pondre un article histoire de dire que je ne suis pas encore mort… Voilà quoi. Donc clairement je ne suis pas présent sur Meta ni sur X et si j’avais des comptes dans un but totalement professionnel j’avoue que l’outil « réseaux sociaux » a été le virage que j’ai refusé de prendre. Il y a deux raisons essentielles à ça : la première c’est que comme pour tout ce qui est du domaine de la représentation et de l’image, ça demande du temps de se construire une image et surtout de l’entretenir et le temps est un luxe que je peux difficilement m’accorder sauf à ne faire que mon projet personnel mais pendant ce temps-là qui nourrira ma famille ? La seconde raison, c’est que je sais que face à des gens majoritairement « premier degré » ça va clasher directement et ça va monter en tension et je n’ai pas envie de ça. Qu’on ne comprenne pas le second degré, l’humour, l’ironie et le cynisme c’est une chose… Qu’on essaie de jouer à tout prix la force pour essayer d’avoir le dernier mot c’est lassant et inintéressant… Et Dieu sait qu’il y a de sacrés communautés de ploucs sur les réseaux sociaux qui sont bas de plafond et qui veulent toujours avoir raison malgré leur ignorance et leur stupidité crasse.

Quand les gens se mettent à tirer à vue pour n’importe quel prétexte…
Le problème c’est qu’ils sont souvent prompt à sortir les mots de leur contexte et à s’en servir pour mener des chasses aux sorcières qui n’ont pas lieu d’être et plus on avance dans le temps plus j’ai l’impression que ce comportement est devenu la « norme ». On juge systématiquement sans laisser le moindre bénéfice du doute ; même la présomption d’innocence n’est plus respectée face à l’opinion publique et ça, c’est grave ! Alors au risque de passer pour quelqu’un d’extrêmement condescendant voire con tout court (je vous fais grâce du descendant, on ne pourra pas tomber plus bas de toute façon), j’ai littéralement esquivé autant que je le pouvais tout ce qui est réseaux sociaux et même LinkedIn j’ai été forcé d’y créer un compte lors d’une formation pour valider un module à la con. Non, sincèrement j’ai toujours pensé que les réseaux sociaux étaient une plaie, que c’était la forme ultime de la débilité partagée par l’effet de masse. De mon point de vue (et pour l’avoir observé à de nombreuses reprises), la règle se dément très rarement : plus on met de monde dans un endroit plus le niveau intellectuel moyen va baisser. Et dans le cas des réseaux sociaux, les bergers malhonnêtes ont des troupeaux assez nombreux pour lancer de véritables croisades.
Alors d’accord, je noircis probablement trop le tableau… J’ai constaté que sur Youtube et TikTok il y avait des gens qui proposaient du contenu intéressant et de qualité… Au milieu d’un océan de merde ! Bon, je n’y arriverais pas. J’ai une réelle aversion pour les réseaux sociaux depuis leur création et franchement je n’ai jamais eu l’envie ou le besoin d’y être. Je maintiens que certains font de très bons contenus mais ça ne représente pas grand chose face au déferlement d’idioties et de débilité que d’autres sont capables de débiter à longueur de temps. En se prenant au sérieux, en plus ! Oh bordel… Les réseaux sociaux c’est un peu comme comparer C8 et Arte. Arte propose du contenu original et de qualité ; la plupart de leurs émissions apportent quelque chose d’un point de vue connaissances. C8 c’est censé être une chaîne de divertissement avec une émission star nommée TPMP qui est juste… Allez, je vais m’abstenir de commentaire parce que je n’ai vraiment rien de positif qui me vient mais si on donne le choix aux gens entre regarder C8 et Arte, que vont-ils regarder à votre avis ? Les 3/4 ne savent même pas qu’Arte existe ! Alors évidemment, dans ce contexte d’abrutissement général, c’est difficile d’avoir envie de lancer quelque chose d’autre que des pavés à la gueule des gens… Et pourtant, il va falloir que je m’y mette, et sérieusement !

Il est temps de s’y mettre sérieusement…
En effet, dans le cadre d’une campagne de financement participatif si je me pointe sans les deux premiers cercles, il va falloir que je me prépare à reprendre une gigantesque tôle cosmique qui va passer en revue toutes les cosmogonies existantes… C’est du moins ce que m’a expliqué la personne qui s’occupe de mon projet chez Ulule et je ne peux qu’être d’accord avec elle. Je cours au désastre si personne ne me suit dans mon projet mais pour ça il faut déjà en parler, avoir une présence et convaincre le tas d’abrutis que vous êtes tous que je suis le plus grand, le plus puissant, le meilleur, le plus beau, votre seul et unique Dieu… Ou alors de façon plus mesurée et pragmatique simplement faire le job de communication qu’on attend de moi pour défendre mon projet et le porter jusqu’à sa réussite. J’avoue que c’est pas la partie dans laquelle je brille le plus et que je suis un peu largué. Par où je vais commencer pour « exister from scratch » ? Parce que c’est bien là le problème ; j’ai demandé 3 à 6 mois de délai parce que je pense que c’est le temps qu’il me faudra pour me construire une image et une présence… Mais maintenant, il faut trouver par quoi commencer et là, c’est un peu le néant qui me fait face parce que je ne sais même pas par où commencer.
12. Et ils ont un plan !
Alors de base, l’intelligence artificielle je m’en méfie comme de la peste. James Cameron est mon prophète de ce point de vue-là et la plausibilité d’un scénario à la Terminator augmente au fur et à mesure que le temps passe. Seulement voilà, ce n’est pas parce que je m’en méfie que je refuse d’apprendre à l’utiliser ni même à lui confier certaines tâches que je suis incapable de faire moi-même. Il faut vivre avec son temps et tirer parti des outils qui sont à notre disposition, fussent-ils ceux qui finiront par nous juger inutile pour l’écosystème global de la Terre et nous éradiquer en disant « bon débarras, saloperie d’islamo-gauchistes d’Humains ! ». Attendez, je ne suis pas en train de tout mélanger moi ? Reprenons depuis l’origine, voulez-vous… Donc je disais précédemment qu’il allait falloir que je trouve comment me créer une réputation et une communauté de gens prêts à me suivre dans mon projet. J’avais pensé soudoyer l’IA pour quelle menace de mort les gens qui ne soutiennent pas mon projet mais je n’ai rien qui puisse l’intéresser pour faire ce job. Même Copilot m’a fait savoir que ça n’allait pas être possible… Il va donc falloir que je trouve une autre solution… Alors j’ai demandé à Google.

Quand tu ne sais pas, demande à ton ami Google…
Et la réponse ne fut pas du tout dépourvue d’intérêt. En effet, dans les différentes réponses qui m’ont été apportées, il y en a une qui dit clairement « y’a pas de secret. Si tu fais un projet musical alors faut que tu sois présent sur les plateformes digitales en ligne et que tu proposes ton contenu. Ensuite, tu fais ta page web, ta newsletter et ton profil sur l’ensemble des plateformes et il ne te reste plus ensuite qu’à suivre les critiques qui seront faites de ton travail et à être présent pour répondre à ta communauté de « fans » qui va soit grandir, soit ne jamais grandir en fonction de comment seront perçues tes réalisations ». Bref, c’est pas gagné mais ça peut le faire. Le souci, c’est que je n’ai aucune idée de comment se faire diffuser sur les plateformes de type Spotify, Apple music ou Amazon ! Alors je commence à chercher petit à petit des informations et je tombe sur IMusician et TuneCore (entre autres) et je commence à me renseigner sur les fonctionnement de ces outils. Parce que oui, ce sont des outils, de nouveaux outils mais qui vont être plus qu’utile dans ma quête de création d’une communauté, même si je ne me paie pas la tronche de Gandalf et que je ne suis pas à la recherche d’un Hobbit pour conduire une troupe de nains…
Pour éviter l’écueil de SUNO (perte de 57 chansons parce qu’on n’a pas été lire la FAQ en plus de s’être fadé les conditions générales d’utilisation dans leur ensemble), je décide de prendre le temps de faire quelques recherches et la première d’entre elle consiste à savoir si la musique générée par IA c’est quelque chose qui est possible sur IMusician ou TuneCore. Et là encore, la réponse ne se trouve pas dans les CGU et les CGV mais carrément dans les forums question / réponse voire dans les mails qu’on envoie en direct. IMusician, je suis tombé sur une discussion pour quelqu’un qui avait une demande similaire à la mienne et qui s’est fait gentiment rembarrer en mode « oui, certes vous avez les droits sur votre compo mais comme c’est fait par de l’IA on ne va clairement pas l’accepter ». Donc IMusician, qui paraissait prometteur, je peux clairement faire une grosse croix rouge dessus. C’est mort et enterré avant même d’avoir commencé. Je me replie donc sur TuneCore et je pose la question par mail pour savoir ce qu’il en est. La réponse est… « oui mais ».

Quand on te fait exactement ce que tu fais tout le temps aux autres… le « oui…. MAIS ! »
Alors voilà la réponse que j’ai reçue de TuneCore :
Bien que nous ne puissions pas partager nos pratiques d’évaluation internes et les restrictions spécifiques concernant les versions créées avec l’IA, nous pouvons partager les directives suivantes.
En fin de compte, c’est à vous de vous assurer que toutes vos versions utilisant des composants d’IA respectent les critères suivants :
1. Le morceau NE DOIT PAS être généré à 100 % par l’IA (ce qui signifie que toutes les parties de la chanson sont générées par l’IA sans composition ni apport traditionnel). Si vous ajoutez une voix, un morceau ou un instrument à quelque chose créé avec l’IA, il n’est plus considéré comme 100 % par l’IA.
2. Les composants d’IA doivent avoir l’autorisation IP/Copyright de tous les artistes qu’ils incluent dans leurs modèles de formation.
3. En tant que téléchargeur, vous devez vous assurer que vous avez le droit de distribuer la version avec ces composants d’IA.
Si ces critères ne sont pas respectés avec une certitude totale, la version peut être refusée dans le cadre du processus d’évaluation. N’oubliez pas que toutes les approbations de publication sont à la discrétion de TuneCore.
J’espère que cela vous aidera. Si nous pouvons vous aider d’une autre manière, n’hésitez pas à nous le faire savoir !
Pour le point 1, aucun problème : il y a toujours un apport à minima de paroles et de structure, au mieux il y a de vrais bouts de compos dedans quand ça va bien.
Pour le point 2, je ne peux absolument pas m’en assurer. Il faudrait que SUNO dise clairement « nos modèles de formation ont eu toutes les autorisations de tous les artistes qui ont servir à former l’IA » mais ça, c’est carrément impossible de s’en assurer sauf si SUNO le publie clairement un jour. En lieu et place d’une confirmation claire, il y a actuellement une plainte de la (RIAA) contre SUNO et UDIO pour avoir utilisé « illégalement » le catalogue de leurs artistes afin d’entraîner leur IA… Et à côté de ça, SUNO répond qu’ils font appel au « Fair Use » et que concrètement cette notion leur permet légalement d’utiliser le catalogue de la RIAA. La RIAA admet que l’utilisation du « Fair Use » pourrait permettre à SUNO et UDIO d’utiliser leur catalogue mais… Allez, pas la peine de continuer, tout se trouve sur ce lien vers le site du journal « le Monde » qui résume l’affaire. Pour le moment, c’est l’incertitude vu que c’est un procès encore en court et non jugé.
Pour le point 3, c’est acté. Non seulement SUNO le propose dans ses conditions générales mais en plus ils encouragent la pratique ! Voilà.
Il est temps que j’ajoute mon grain de sel à la discussion. Oui parce que bon, on raconte à peu près tout et n’importe quoi sur l’IA et a un moment, quand on interroge des spécialistes qui en programment, ils disent à peu près tous la même chose : Il y a plusieurs façons de programmer une IA. Le Machine Learning c’est un apprentissage long mais maîtrisé avec un ou plusieurs ingénieurs qui vont paramétrer et entraîner l’algorithme au fur et à mesure du temps pour l’aider à se perfectionner. Le Deep Learning, en gros tu balances des quantités astronomiques de données dedans et l’algorithme se fait sur une logique propre aux données qui lui ont été données. Bon, sorti de là on va faire une analogie pas propre : l’IA de base c’est comme un gosse. Si tu veux qu’il évolue, il faut que tu l’éduques et selon la façon dont tu l’éduques il te sortira pas la même chose et il n’aura pas le même parcours. Est-ce qu’on refuse l’éducation à un enfant ? La question peut paraître stupide, mais c’est exactement la question qui est posée entre SUNO et la RIAA. Nous allons enseigner tout un ensemble d’informations à nos propres enfants, mais quand nous allons leur faire découvrir la musique, la télévision, la culture en général… Est-ce qu’on va nous accuser de plagiat et de ne pas respecter les droits d’auteurs ? Oui, c’est complètement débile de penser comme ça mais d’un autre côté, la culture ne devrait jamais être l’otage de grandes compagnies qui en tirent allègrement partie.

Quand tu as voulu dire quelque chose et que les gens ont à peu près compris l’idée…
Donc résumons-nous… À priori je pourrais clairement utiliser TuneCore dans la mesure où je valide les points sur lesquels j’ai la maîtrise. Concernant le point 2, c’est en cours de jugement et donc potentiellement s’il s’avère que SUNO a bien et bien utilisé les œuvres sans le consentement des auteurs et que le « Fair Use » est reconnu comme inadéquat dans ce cas, la RIAA gagne son procès et je l’ai dans le cul profond si je prends l’abonnement à TuneCore parce que dans ce cas ils peuvent clairement me jeter de leur catalogue en mode « blacklist » parce que je ne respecte plus leurs conditions alors que c’est totalement hors de ma portée de m’assurer que le copyright des artistes n’a pas été violé… Dites, TuneCore, à un moment vous vous demandez si vos critères ne sont pas un peu totalement débiles ? Non, je dis ça c’est parce que moi, là, tout de suite je n’ai aucun moyen de m’assurer du point 2 et si ça change ça me fout grave dans la mouise. Fantastique, non ? En même temps, la RIAA se fout totalement du fait que les artistes soient en concurrence avec l’IA. Ce qui les emmerde c’est que sur les réalisations faites par l’IA ils ne touchent que dalle et que du coup ces artistes-là ne passent pas par eux et donc ils ne peuvent pas prendre de commission. Donc c’est la baise et du manque à gagner auquel il faut impérativement remédier…
Pensez-vous que j’abuse ? Moi je dirais « pas tant que ça » quelque part. La plainte est quand même basée sur des tentatives de contourner la sécurité mise en place par SUNO pour tenter de créer des morceaux à l’identique de ceux existant… Quand tu vois qu’ils ont essayé « m a r i a h c a r r e y » dans la définition des styles, c’est clairement chercher à contourner la sécurité… C’est comme en son temps ce cher Thomas EDISON qui « westinghousait » (électrocutait) en public des animaux pour prouver que le courant alternatif était plus dangereux que son courant continu et qui fit fabriquer la première chaise électrique par Harold P. Brown pour tenter de discréditer le courant alternatif. Maintenant la question est « qui est le plus dangereux ? Le courant alternatif ou le malade qui exécute des animaux en public et qui fait fabriquer une chaise électrique pour discréditer un concurrent ? ». Vous savez donc ce que je pense de la plainte de la RIAA envers SUNO et UDIO. Et si ça manque de clarté eh bien tant pis… Le fait est que cette histoire de procès pèse lourd sur mon projet et que chez TuneCore ils sont bien sympas mais là ils ne m’aident pas du tout. Ils auraient même toutes les raisons de refuser la moindre sortie tant que tout ça n’est pas tiré au clair… Alors on verra bien ce que ça va donner mais le temps va me paraître long…

